La transition énergétique s’accélère, mais les énergies fossiles restent cruciales jusqu’en 2040″, prévoit TotalEnergies.
La transition énergétique mondiale est inégale et plus lente que prévu. C’est ce qui ressort des dernières perspectives énergétiques 2025 de TotalEnergies. L’entreprise énergétique s’attend à ce que la demande mondiale de pétrole continue d’augmenter jusqu’en 2040, puis à ce qu’elle diminue progressivement.
Pour les entrepreneurs du secteur des carburants et de l’énergie, le message de l’Energy Outlook 2025 de TotalEnergies est clair : les combustibles fossiles resteront un pilier de l’approvisionnement énergétique mondial au moins jusqu’en 2040. Mais dans le même temps, le passage à l’électricité, à l’hydrogène et aux biocarburants s’accélère. La pompe de demain ne sera donc plus une station-service, mais un centre multi-énergie.
Les vestiges fossiles
Selon TotalEnergies, le monde est dans une phase d' »addition énergétique » : les énergies renouvelables se développent, mais les fossiles ne disparaissent pas. Ceux qui misent déjà sur la diversification – avec des stations de recharge, des pompes à hydrogène ou des biocarburants – se préparent à un marché dans lequel les carburants traditionnels perdent lentement du terrain mais resteront pertinents pendant longtemps.
« Les énergies renouvelables font leur entrée, les énergies fossiles ne disparaissent pas », déclare Aurélien Hamelle, directeur de la stratégie chez TotalEnergies, dans le communiqué. « Les combustibles fossiles devraient encore représenter 60 % de la demande d’énergie primaire en 2050, contre 80 % aujourd’hui. Pour accélérer la transition, l’action des pouvoirs publics doit privilégier les solutions qui offrent le plus faible coût de réduction des émissions de CO2, tout en favorisant les opportunités de coopération créées par le système international d’échange de crédits carbone de l’Accord de Paris. »
Trois scénarios
Depuis l’accord de Paris en 2015, l’intensité carbone de l’économie mondiale a diminué. Le monde consomme plus d’énergie mais émet moins de CO2 par unité. Pourtant, la production d’électricité reste la plus grande source d’émissions au niveau mondial, représentant 14 milliards de tonnes de CO2 par an.
TotalEnergies décrit trois scénarios dans lesquels la transition pourrait se dérouler.
Dans le scénario des tendances, le monde reste largement fidèle aux politiques actuelles. Les énergies renouvelables se développent, mais les contraintes liées à la capacité des réseaux, aux coûts et à la géopolitique freinent la transition. La consommation de pétrole et de gaz atteint son maximum vers 2040, avec une hausse de température attendue d’environ +2,7 °C en 2100.
Le scénario « Momentum » prévoit une électrification plus rapide : Les pays de l’OCDE deviennent neutres en carbone d’ici 2050, la Chine d’ici 2060. Le charbon disparaît presque complètement de l’Occident, le gaz reste un combustible de transition. Les températures augmentent de 2,3 °C.
Le scénario ambitieux Breakthrough suppose une coopération mondiale pour limiter le réchauffement à moins de 2°C, avec une élimination rapide du charbon et une forte croissance de l’électricité sans carbone.
TotalEnergies lui-même évolue vers un acteur multi-énergies, actif dans le pétrole, le gaz, les biocarburants, l’hydrogène et l’électricité, selon l’étude de scénario. Par ailleurs, un tribunal a récemment jugé que l’entreprise ne tenait pas ses propres promesses en matière de climat.
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