L’UE doit continuer à subventionner les infrastructures de recharge et d’hydrogène

L’Europe ne peut pas se permettre de cesser de subventionner les infrastructures de recharge lourde et d’hydrogène. Si ce soutien devait disparaître cette année et en 2027, il est fort probable que cela freine le déploiement des véhicules à zéro émission sur les routes européennes, selon les organisations faîtières IRU, ACEA et T&E.
L’Union internationale des transports routiers, l’Association des constructeurs européens d’automobiles et Transport & Energy ont exprimé leurs préoccupations dans une lettre adressée à Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, et à Apostolos Tzitzikostas, commissaire européen responsable. Par l’intermédiaire de l’Alternative Fuels Infrastructure Facility (AFIF), quelque 3 milliards d’euros ont été injectés dans des projets au sein de l’UE, permettant l’expansion de l’infrastructure pour les véhicules électriques et à hydrogène.
Quel signal ?
Mais l’argent a été divisé et il semble maintenant que ces investissements de l’UE seront mis en pause pour 2026 et 2027. Ce n’est qu’en 2028 que les subventions pour les infrastructures de recharge et d’hydrogène reprendront. C’est ce que les trois organisations faîtières aimeraient éviter. Sans soutien financier,« le déploiement des infrastructures de recharge et d’hydrogène pour les véhicules lourds risque de s’essouffler. Et ce, alors que les camions sans émissions arrivent sur le marché et que les investissements augmentent tout au long de la chaîne de valeur ».
Raluca Marian, conducteur de l’IRU, se demande« quel signal l’UE envoie-t-elle au marché si elle cesse de le financer au moment même où le déploiement prend enfin son envol ? Pour les entreprises de transport, le défi est particulièrement important. Elles peuvent être disposées à investir dans des véhicules zéro émission plus coûteux, mais étant donné les marges étroites du secteur, de tels investissements ne sont pas réalistes si la disponibilité d’une infrastructure de recharge lourde n’est pas garantie. »
La poursuite des investissements est essentielle
Sans le soutien de l’Union européenne, les garanties dont le marché a besoin sont insuffisantes, estiment les organisations faîtières. Il est donc essentiel de poursuivre les investissements, en particulier pour les installations de recharge à grande échelle situées dans les locaux des entreprises. Ces installations, grâce à leur contrôle opérationnel et à la prévisibilité des coûts, constituent la base de la recharge des véhicules commerciaux, selon les organisations.
Selon elles, si ce soutien financier n’est pas assuré pendant des années, cela affectera le déploiement des véhicules à zéro émission en Europe et la compétitivité des entreprises opérant sur ce marché. Les subventions devraient donc se poursuivre, par le biais de l’AFIF ou par d’autres moyens, pour l’ensemble des infrastructures de recharge et d’hydrogène, affirment les organisations faîtières.
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