Malines opte pour une gestion propre des stations de recharge et mise sur un déploiement plus efficace ».

La ville de Malines sera responsable de l’installation et de la gestion des bornes de recharge publiques à partir de septembre. C’est ce qu’a décidé le conseil municipal. Ce faisant, la ville s’écarte du système de concession flamand et opte pour sa propre approche, rapporte Het Laatste Nieuws (HLN).
Au début de l’année, le gouvernement flamand a lancé une nouvelle concession pour l’installation, l’entretien et l’exploitation commerciale des bornes de recharge. Malines a toutefois décidé de ne pas suivre ce modèle et a lancé son propre appel.
Selon l’échevin de la mobilité Alexander Vandersmissen, ce choix présente plusieurs avantages : « D’une part, la poursuite du déploiement peut se faire plus efficacement et nous pouvons mieux répondre aux besoins spécifiques des habitants de Malines. D’autre part, en tant que zone urbaine, nous sommes plus intéressants pour les opérateurs de stations de recharge, ce qui nous permet d’obtenir de bonnes conditions pour l’utilisateur final de Malines. Ces conditions s’appliquent à l’ensemble du territoire. Enfin, nous faisons en sorte que notre politique de recharge soit à l’épreuve du temps en capitalisant sur des méthodes de recharge optimisées telles que la recharge intelligente. »
Plus de contrôle
Dans le cadre du nouveau modèle d’autogestion, la ville désigne elle-même un opérateur pour l’installation et l’entretien des stations de recharge, un rôle qui incombait auparavant à la Flandre. Cela permet à Malines de mieux contrôler les conditions et le déploiement.
Selon M. Vandersmissen, cela permet de répondre de manière plus ciblée aux besoins locaux. Par exemple, la ville peut aménager des places de recharge là où la demande est la plus forte. En outre, Malines recevra des données d’utilisation directement de l’opérateur, ce qui permettra d’ajuster plus rapidement et plus efficacement les politiques de placement et d’application.
Discussion sur les éventuels coûts supplémentaires
La nouvelle approche soulève également des questions au sein du conseil municipal, écrit HLN. Katleen Den Roover (N-VA) s’est inquiétée de la redevance de concession de 0,05 euros par kWh (hors TVA) que l’opérateur paiera à la ville. Selon elle, il y a un risque que ce coût soit répercuté sur les utilisateurs. M. Vandersmissen a rétorqué que la redevance de concession n’aura que peu ou pas d’impact financier.
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