BP affiche un bénéfice inférieur à celui de l’année dernière, mais en hausse par rapport au premier trimestre 2025

Le groupe pétrolier et gazier britannique BP a vu ses bénéfices baisser au deuxième trimestre de cette année par rapport à l’année dernière. Il a toutefois enregistré une hausse par rapport au premier trimestre 2025.
BP a de nouveau racheté pour 750 millions de dollars de ses propres actions, malgré une baisse des bénéfices pour le trimestre en cours. Le groupe pétrolier a enregistré un bénéfice de près de 2,4 milliards de dollars, soit une baisse de 15 % par rapport à l’année précédente. Le résultat n’est toutefois pas trop mauvais : les analystes tablaient sur un bénéfice d’environ 1,8 milliard de dollars. En outre, le bénéfice est nettement supérieur à celui des premiers mois de 2025, qui s’élevait à 1,4 milliard de dollars. Chez son concurrent Shell, qui a annoncé ses chiffres trimestriels la semaine dernière, les bénéfices ont également baissé moins fortement que prévu.
Sous le feu des critiques
BP est depuis longtemps sous le feu des critiques de l’actionnaire Elliot, qui exige de meilleurs résultats financiers. Cet investisseur, qui détient 5 % des actions, souhaite que BP réduise fortement ses coûts et vende des unités d’exploitation afin de renforcer son avenir en tant que groupe indépendant. La société, comme d’autres compagnies pétrolières et gazières, a dû faire face à d’importantes fluctuations des prix du pétrole et du gaz au cours de la période récente.
Selon BP, les coûts ont été réduits de 900 millions de dollars au cours du premier semestre de cette année. Cela porte le total des économies réalisées à ce jour à 1,7 milliard de dollars. L’objectif est de réduire les coûts de 4 à 5 milliards de dollars d’ici à la fin 2027. La vente de pièces détachées a déjà rapporté environ 3 milliards de dollars cette année.
Spéculation sur les négociations de rachat
Des spéculations ont récemment circulé sur le fait que Shell était en pourparlers avec BP en vue d’une reprise. Shell a toutefois démenti cette information. La semaine dernière, le directeur général de Shell, Wael Sawan, a déclaré qu’il préférait se concentrer sur ses propres activités et qu’à l’heure actuelle, « rien n’est bon marché ». Une fusion des deux groupes pétroliers britanniques fait l’objet de rumeurs depuis des décennies.
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