Angelo Bruno : « L’emplacement de ces gares ne nous convenait pas ».

La semaine dernière, le Groupe Bruno a annoncé la fermeture de quatre Foodcorners dans certaines gares SNCB, se retirant ainsi des provinces de Flandre orientale et de Flandre occidentale. Nous avons appelé l’administrateur délégué Angelo Bruno pour qu’il nous dise ce qu’il pense de cette décision.
1. Qu’avez-vous décidé exactement et pourquoi ?«
« Nous avons décidé d’arrêter nos activités Foodcorner dans ces régions et de concentrer notre expansion sur le Brabant flamand et la région de la Campine anversoise. Pourquoi ? Parce que nous avons constaté que dans ces régions – en grande partie des régions B – le client ne passe pas par nous pour commander une pizza à emporter. Nous avons remarqué qu’une telle gare SNCB a une connotation négative, et est même connue comme un quartier un peu dangereux. Les gens ne viennent donc pas y chercher une pizza le soir, nous n’avions que le public qui rentrait chez lui après le train, et qui pouvait éventuellement s’y engouffrer pour emporter quelque chose. Ensuite, lorsque vous avez la concurrence de Panos, par exemple, dans le même bâtiment, cela devient difficile. Le gâteau n’était pas assez gros pour être partagé et pour couvrir les frais mensuels.
2. Comment expliquez-vous que votre concept ait moins de succès en Flandre orientale et occidentale ?
« En tout cas, ce n’est pas seulement à cause de l’emplacement, parce qu’à Genk, nous conservons l’emplacement de la SNCB. Celui-ci a du succès. Mais dans le Limbourg, nous sommes bien sûr beaucoup plus connus qu’en Flandre orientale et occidentale. Nous devons encore travailler dur pour obtenir une image flamande et, à cet égard, nous ne voulons plus nous lancer à deux cents kilomètres de distance. Nous allons d’abord nous développer dans le Brabant flamand, où nous ouvrirons dans les deux prochaines années six sites avec un food corner dans une station-service. Nous cherchons également de nouveaux emplacements en Campine, dans la région d’Anvers.
3. Dans le Brabant flamand, il s’agit des stations du réseau André Celis que vous avez reprises l’année dernière. Quel est le calendrier dans cette région ?
« Ce sera plutôt en 2027. L’année prochaine, nous ouvrirons quatre Foodcorners dans le Limbourg. Beringen et Koersel seront des stations entièrement nouvelles, Zutendaal est une conversion d’une ancienne station en une nouvelle. Et à Diepenbeek, nous ouvrons un nouveau Food Corner à la station NMBS, qui devrait connaître une grande activité. En effet, il y a beaucoup de passage d’étudiants du Limbourg du Sud à cet endroit ».
« Un an plus tard, nous voulons nous attaquer au Brabant flamand. Quand on sait que la demande de permis prend facilement six mois, cela me semble être l’estimation la plus réaliste. »
4. Quoi qu’il en soit, votre ambition reste de disposer de 50 Foodcorners d’ici 2030 ?
« Oui. Nous en sommes aujourd’hui à 38 ou 39, donc c’est tout à fait réalisable. Pour cela, il faut faire du repérage, mais beaucoup de choses nous sont également proposées spontanément. Il y a encore de petites stations-service familiales bien situées où aucune succession ne se présente. Je crois donc fermement à la poursuite de notre développement, non seulement avec les Foodcorners dans les stations-service, mais aussi dans les sites autonomes.
5. Et à terme, Group Bruno reviendra-t-il en Flandre orientale et occidentale ?
« Pourquoi pas ? Même si ce ne sera plus dans les stations SNCB, je pense. Mais si demain nous pouvons reprendre une chaîne de neuf ou dix stations-service dans ces régions, nous n’hésiterons pas. »
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