Déjà quatre candidats

Les Américains mettront-ils la main sur Lukoil, ou seront-ils arabes ?

Steeds meer dochterondernemingen kampen ondertussen met brandstoftekorten. Shutterstock, 2025

Quatre entreprises américaines sont déjà candidates à la reprise des actifs étrangers de Lukoil. C’est ce que rapportent des sources à l’agence de presse Bloomberg. Les stations-service belges risquent donc elles aussi de devenir américaines.

Au départ, le processus de vente semblait rapide, mais depuis que le président américain Trump a mis un terme au rachat de Gunvor – en raison des liens possibles de l’entreprise avec la Russie – les choses se sont ralenties. Néanmoins, dans l’intervalle, il y aurait déjà quatre acheteurs potentiels pour les actifs non russes du géant pétrolier, selon des fuites communiquées à Bloomberg.

On savait déjà que la société américaine de capital-investissement Carlyle et le géant pétrolier Chevron étaient intéressés par les actifs de Lukoil, mais on apprend maintenant qu’Exxon Mobil et Abu Dhabi National Oil (Adnoc), des Émirats arabes unis, seraient des acquéreurs potentiels.

Une position obstinée

À l’origine, la vente devait être conclue à la fin de cette semaine, mais M. Trump a accordé à Lukoil un délai jusqu’au 13 décembre, après l’échec de l’accord avec Gunvor. Selon certaines sources, l’attitude obstinée de Lukoil et du président américain crée des obstacles. Alors que les Russes préféreraient se débarrasser de tout le bazar en une seule fois, la Maison Blanche insiste pour que tout aille à un seul acheteur américain. Le problème est que la plupart des acheteurs potentiels ne sont intéressés que par certaines parties. vSelon des initiés au processus de vente, Exxon et Chevron sont principalement intéressés par la reprise de la participation de Lukoil dans le champ West Qurna-2 en Irak, tandis qu’Adnoc s’intéresse à d’autres activités telles que la production de gaz en Ouzbékistan.

Les analystes estiment aujourd’hui que la vente devrait se dérouler en deux phases ? Tout d’abord, l’ensemble du paquet, y compris 180 stations-service en Belgique, tomberait entre les mains d’un acteur financier basé aux États-Unis, qui pourrait alors prendre son temps pour revendre systématiquement des parties de l’ancien empire pétrolier. Des acteurs locaux d’autres pays pourraient également participer à cette opération. La société KazMunayGas du Kazakhstan, par exemple, aurait des vues sur certains actifs.

Fermeture de stations-service

Dans le même temps, les sanctions ont mis certaines filiales de Lukoil dans une situation délicate. La filiale finlandaise Teboil, par exemple, a prévenu mercredi qu’elle fermerait progressivement ses 430 stations-service finlandaises en raison de la pénurie de carburant. En Bulgarie, le gouvernement a dû intervenir en recourant à une loi d’urgence pour prendre le contrôle de la raffinerie locale de Lukoil et d’autres actifs, afin de prévenir une éventuelle crise du carburant dans le pays. La Bulgarie a également obtenu par la suite un report des sanctions de la part de Trump.

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Cet article a été traduit automatiquement du néerlandais vers le français.

Auteur: Matthieu Van Steenkiste

Source: MobilityEnergy.be