L’Agence internationale de l’énergie libère 400 millions de barils de pétrole

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) va puiser 400 millions de barils de pétrole dans ses réserves stratégiques pour tenter de freiner la hausse des prix du pétrole. Cette décision a été prise à l’unanimité des Etats membres, dont la Belgique et les Pays-Bas.
Envisagéedepuis plusieurs jours, la balle était dans le camp mercredi : les pays de l’AIE vont puiser dans leurs réserves stratégiques – soit trois mois d’approvisionnement par pays – pour faire baisser la hausse des prix du pétrole. Tout cela en raison de la crise iranienne en cours, suite aux attaques d’Israël et des États-Unis.
Il s’agit de la plus importante intervention jamais annoncée par l’Agence. Elle avait déjà libéré 182 millions de barils au début de l’attaque de la Russie contre l’Ukraine. Cette fois, il s’agit d’un volume presque deux fois plus important. Le point d’interrogation est de savoir comment les marchés vont réagir. Mercredi matin, les prix du pétrole brut Brent ont déjà augmenté après que trois navires ont été touchés dans le détroit d’Ormuz. Soit la mesure inspire confiance en tant que solution temporaire, soit la panique s’installe parce que ces réserves sont désormais limitées à un moment donné. C’est d’ailleurs ce qui s’est produit lorsque l’IAE a libéré du pétrole en 2022.
Rue fermée
Entre-temps, le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz est pratiquement à l’arrêt. Cela signifie que moins de pétrole sera transporté à court terme. L’Iran ne laisse passer que les navires transportant du pétrole iranien afin de conserver ses propres revenus. Les détroits étroits de la région du Golfe représentent 20 % de la production totale de pétrole.
En raison de cette instabilité, le prix du diesel en Belgique atteindra demain 2,019 euros par litre. Il s’agit d’une augmentation de près de 5 %. Cela fait depuis fin septembre 2023 que le diesel dépasse à nouveau les deux euros.
Lire aussi :
- Erik Joly (ABN Amro MeesPierson) : » Trump ne peut pas bleuir ces hausses de prix « .
- Les pays européens envisagent des mesures contre les prix élevés du pétrole
- Le secteur des carburants sur la crise pétrolière : « Nous devons transpirer ».





