Le permis pour une nouvelle station-service à Essen est à nouveau suspendu

Le Conseil du contentieux des autorisations a suspendu les autorisations environnementales pour la construction d’une station-service à Essen. Il a estimé que la députation provinciale n’avait pas suffisamment justifié dans son approbation pourquoi elle n’entraînerait pas un tourisme de réservoir important.
La demande émane d’un fournisseur de carburant qui souhaite exploiter une nouvelle station-service à Spijker 51 à Essen. À cette fin, il a introduit deux demandes d’autorisation en 2020 et 2022. Celles-ci ont été refusées à deux reprises par l’exécutif communal d’Essen, mais approuvées en appel par la députation de la province d’Anvers. La commune a ensuite de nouveau fait appel auprès du Conseil pour les litiges en matière de permis.
Lire ici: Essen contre l’arrivée d’une troisième station-service à Spijker.
Après une première annulation du permis 2022, cet organe a ensuite annulé les permis 2023 et le permis correctif 2024 le 23 janvier 2025. Selon le conseil, la députation n’avait pas suffisamment étudié la congestion du trafic et la sécurité routière causées par le tourisme de carburant sous pression. La députation a dû se prononcer à nouveau sur les deux demandes. La municipalité d’Essen a alors introduit un recours en suspension et en annulation auprès du conseil.
Treize euros de différence
Le Conseil fait maintenant droit aux demandes de suspension. Il a estimé que la députation n’avait pas examiné attentivement les nuisances causées par le tourisme à la pompe. Les nuisances sont jugées acceptables sur la base de quelques clichés et parce que la différence de prix de 13 euros par ravitaillement moyen ne serait que « marginale ». Toutefois, la députation n’explique pas pourquoi cette différence de prix rendrait le tourisme à la pompe acceptable ou pourquoi il ne faut pas s’attendre à des différences de prix importantes à l’avenir. Au cours des derniers mois, Essen a connu de fréquentes affluences dues au tourisme de ravitaillement.
En outre, la délégation n’a pas examiné attentivement si la demande est conforme au plan d’aménagement du territoire. Il s’agissait pourtant d’un point d’achoppement dans les arrêts d’annulation précédents. En raison de la suspension, le requérant ne peut pas commencer à mettre en œuvre son permis pour le moment. Le Conseil examinera ultérieurement le recours en annulation et rendra un arrêt sur le fond.
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