Et maintenant, après l'accord ?

La circulation maritime dans le détroit d’Ormuz ne reprendra pas immédiatement

De vraag is hoe schepen nu door de Straat van Hormuz zullen varen en of dat tolvrij zal gebeuren. Shutterstock

Il ne devait être signé qu’en Suisse vendredi, mais les choses se sont soudainement accélérées. Mercredi, l’Iran et les États-Unis ont signé un mémorandum visant à mettre fin aux hostilités. Et qui réouvre le trafic maritime de pétrole et de gaz dans le détroit d’Ormuz. Mais les choses iront-elles vraiment aussi vite ?

Et voilà qu’est soudainement apparu : un accord. Mercredi, le président américain Donald Trump a signé le « Memorandum of Understanding » négocié ces derniers jours, tandis qu’ailleurs en Iran, un haut responsable militaire faisait de même. Et voilà. Le détroit d’Ormuz rouvrira dès vendredi, et tandis que les États-Unis et l’Iran s’accordent désormais un délai de soixante jours pour mener des négociations approfondies, le trafic pétrolier et gazier pourra reprendre. Les États-Unis devraient avoir entièrement levé leur blocus maritime contre l’Iran d’ici trente jours, après quoi les navires pourront à nouveau faire la navette entre les ports iraniens comme avant.

Mais cela ne sera pas si simple.

Selon le journal De Morgen, faire passer tous les navires par le détroit pour entrer et sortir du golfe Persique de manière ordonnée constituera un cauchemar logistique ; se pose également la question de savoir quelles routes maritimes seront disponibles et où il faudra déminer. Selon la télévision d’État iranienne, certains navires auraient déjà quitté les eaux territoriales, tandis que quelques autres auraient pu revenir dans le pays grâce à cette réouverture. On ignore toutefois si le détroit est effectivement entièrement ouvert à l’heure actuelle.

« Frais de service »

Des interrogations subsistent également à plus long terme. Le mémorandum stipule que l’Iran élaborera, en collaboration avec Oman et d’autres États du Golfe, un accord « plus large » sur la gestion du détroit d’Ormuz. Selon l’Iran, cela signifie qu’à l’issue de la phase de négociation de soixante jours, durant laquelle le trafic maritime sera gratuit, le système de péage pour les navires qu’il a mis en place pendant la crise resterait en vigueur. L’Iran préfère parler de « frais de service », mais cela ne change pas grand-chose dans la pratique.

Après la conclusion de l’accord, le prix du baril de Brent est de nouveau tombé sous la barre des quatre-vingts dollars, soit à peu près le niveau où il se situait avant le début de la guerre. L’accord de paix arrive d’ailleurs juste à temps. Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), une pénurie de pétrole menaçait si le blocus du détroit d’Ormuz devait se prolonger. « C’est un répit bienvenu pour le marché, et une occasion de reconstituer les stocks épuisés ou de constituer de nouvelles réserves stratégiques, tandis que les pays réexaminent leur stratégie et leur politique énergétiques », a noté l’AIE. L’agence prévoit que la demande mondiale de pétrole baissera cette année de 1,1 million de barils par jour, soit trois fois plus que ce qu’elle avait prévu il y a un mois.

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Auteur: Matthieu Van Steenkiste

Source: MobilityEnergy.be

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