Le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz est à nouveau paralysé en raison de l’escalade du conflit

Le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz est à nouveau paralysé en raison de l’escalade du conflit militaire entre les États-Unis et l’Iran. Selon plusieurs agences de presse, pratiquement plus aucun navire marchand ne circulerait sur cette voie maritime. Le cessez-le-feu, particulièrement fragile, semble ainsi définitivement rompu.
Mercredi soir 8 juillet 2026, les États-Unis ont de nouveau mené de violentes frappes aériennes contre l’Iran. Le président Donald Trump avait déjà brandi cette menace lors du sommet de l’OTAN à Ankara. Ces attaques américaines font suite à de nouvelles attaques contre plusieurs navires commerciaux dans la région.
Le Commandement central américain (Centcom) a annoncé que 90 cibles iraniennes avaient été frappées lors de cette opération. Parmi celles-ci figuraient notamment des systèmes de défense antiaérienne, des radars, des sites de stockage de missiles et de drones, des infrastructures logistiques militaires ainsi que des installations maritimes le long de la côte iranienne.
Selon Washington, ces frappes visent à empêcher l’Iran de continuer à menacer la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz. Les États-Unis tiennent l’Iran pour responsable des récentes attaques contre des navires commerciaux et leurs équipages civils.
Le trafic maritime est à l’arrêt
Entre-temps, le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz est pratiquement à l’arrêt. D’après les informations de l’agence de presse Bloomberg, seuls deux grands navires ont pu être identifiés. Il s’agit d’un pétrolier qui a quitté le golfe Persique et d’un cargo battant pavillon iranien. Il est possible que certains navires choisissent de désactiver leur transpondeur AIS, ce qui les rend invisibles sur les systèmes de surveillance.
L’impact est donc considérable : alors qu’au cours des trois dernières semaines, 34 navires en moyenne traversaient chaque jour le détroit d’Ormuz, ce nombre était déjà tombé mercredi à 14 navires dans les deux sens. Jeudi, selon Bloomberg, le trafic s’est pratiquement arrêté.
L’Iran a de nouveau réagi en lançant des attaques contre des cibles militaires américaines à Bahreïn et au Koweït. Le cessez-le-feu conclu il y a trois semaines entre les deux pays semble ainsi définitivement révolu.
Les marins
Cette nouvelle escalade touche à nouveau des milliers de marins. Selon l’Organisation maritime internationale (OMI), environ 6 000 marins se trouvent encore dans le détroit d’Ormuz et le golfe Persique. Une précédente opération d’évacuation des équipages, lancée fin juin à la suite de l’accord entre l’Iran et les États-Unis, a de nouveau été interrompue après que des navires ont une nouvelle fois été pris pour cible.
Le secrétaire général de l’OMI, Arsenio Dominguez, a condamné ces attaques et a averti que la situation entraînait une grande incertitude et une pression psychologique pour les équipages des navires bloqués dans la région.
Sommet de l’OTAN
Le conflit en Iran a également éclipsé le sommet de l’OTAN à Ankara. Bien que les opérations militaires menées par les États-Unis et Israël ne relèvent pas officiellement de l’OTAN, les alliés ont inclus un passage sur ce conflit dans leur déclaration finale commune.
Dans cette déclaration, les États membres réaffirment que l’Iran ne doit en aucun cas se doter d’armes nucléaires. Par ailleurs, l’OTAN appelle explicitement l’Iran à respecter pleinement la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz.
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