Les communes frontalières d’Anvers demandent une dérogation à la nouvelle vignette routière

La vignette routière décidée la semaine dernière par le gouvernement flamand suscite des inquiétudes dans les communes anversoises situées à la frontière. Les maires locaux demandent qu’une dérogation soit accordée au trafic transfrontalier de courte durée, comme celui des « touristes de la station-service ». Ils craignent sinon un afflux de trafic de contournement.
Une frontière n’est pas une ligne rigide, mais une zone poreuse où les mouvements dans toutes les directions sont inévitables. On le constate notamment avec le « tourisme du plein », qui voit les habitants néerlandais vivant près de la frontière préférer faire le plein en Belgique en raison des prix plus bas. Les maires locaux entrevoient donc des problèmes à venir avec la vignette routière annoncée.
« La vie quotidienne est étroitement liée à la région frontalière », déclare Geert Vandekeybus (N-VA/PLE), maire d’Essen, à la VRT. « La vignette couvrant l’ensemble du réseau routier ne correspond pas à la réalité des personnes qui vivent ici. Elles traversent la frontière pour faire leurs courses, rendre visite à leur famille, faire du sport, etc. »
Trafic de contournement
La vignette annoncée, qui devrait entrer en vigueur à partir de mai 2027, vise à faire en sorte que les conducteurs étrangers contribuent également à l’entretien des routes belges, et s’appliquera à toutes les autoroutes et routes régionales. Et c’est précisément pour cette raison que les communes frontalières craignent que les conducteurs néerlandais ne contournent ces autoroutes dans le cadre de leur trafic frontalier et n’empruntent que les petites routes locales comme itinéraires de contournement.
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Les maires craignent également une augmentation du trafic de contournement. « Beaucoup de Néerlandais viennent faire le plein chez nous », explique M. Vandekeybus à la chaîne publique. « Actuellement, cela se passe souvent dans les stations-service situées le long de la route régionale, mais nous avons également une station-service en plein cœur d’un quartier. Je peux donc déjà vous prédire ce qui va se passer. Le quartier va être submergé par la circulation. »
Les maires des 22 communes frontalières, réunis au sein de la Concertation frontalière belgo-néerlandaise (BENEGO), se sont donc concertés au sujet de la mise en place de la vignette et ont fait part de leurs inquiétudes dans une lettre adressée aux ministres compétents. Ils demandent que des dérogations soient accordées pour les trajets transfrontaliers de courte durée et pour les travailleurs frontaliers. Ils ont également indiqué certaines routes spécifiques qui les préoccupent.
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